Au-delà des échanges commerciaux et des investissements chinois dans le secteur des batteries électriques, la coopération entre le Maroc et la Chine s’inscrit également dans le domaine militaire.
Cette coopération se matérialise notamment par des acquisitions d’équipements militaires chinois par les Forces armées royales. En janvier 2023, la présence de drones de combat Wing Loong II sur la base aérienne de Laâyoune a illustré concrètement cette évolution. Ces drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), capables de voler jusqu’à 35 heures, d’emporter plus d’une tonne de charge utile et d’opérer sur de vastes étendues désertiques, répondent aux impératifs stratégiques du Maroc, notamment en matière de surveillance et de projection dans le Sahara.
Au-delà des drones, Rabat a également intégré dans son dispositif des systèmes de défense antiaérienne Sky Dragon 50 de Norinco destinés à renforcer la couverture contre les menaces aériennes à moyenne portée, ainsi que des lance-roquettes multiples AR2, qui améliorent les capacités d’appui-feu et de dissuasion.
Cette coopération s’inscrit dans une approche marocaine de diversification de ses fournisseurs d’armement et de consolidation de son autonomie stratégique, dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes et une modernisation rapide des arsenaux militaires. La Chine est aussi présente en Algérie et en Égypte où elle fournit aussi des équipements militaires similaires.
our Pékin, elle confirme sa capacité à s’imposer comme un acteur crédible du marché africain de la défense, au-delà de son empreinte économique traditionnelle.
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