À la veille du lancement de la foire commerciale et économique Chine-Afrique, à Changsha, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a tenu une série d’entretiens bilatéraux avec ses homologues africains venus entre autre du Kenya, Angola, Tanzanie, Namibie et Botswana, à l’occasion du Forum de suivi du FOCAC. Chaque tête-à-tête a permis d’aborder des dossiers bilatéraux prioritaires et réaffirmer la bonne santé des relations diplomatiques bilatérales.
Ainsi, avec son homologue Kenyan, Wang Yi a salué l’adhésion du Kenya, comme membre fondateur, de l’organisation international pour la médiation. Il a aussi rappelé la détermination de la Chine de sauvegarder les intérêts du Kenya. Une position qui fait certainement écho aux critiques émises par Jim Risch, patron de la commission des affaires étrangères du Sénat, qui accusait le Kenya de trop s’aligner avec la Chine, à la suite de la visite de William Ruto en Chine.
Avec l’angolais Tete Antonio, Wang Yi a salué la solidité historique des relations bilatérales entre la Chine et l’Angola et réaffirmé la volonté de Pékin d’accompagner l’Angola dans la réalisation de son programme de développement. Tout en réitérant son appel aux entreprises chinoises à investir dans les autres secteurs économiques angolais, Wang Yi a exprimé sa volonté de voir l’Angola protéger les intérêts et les investissements chinois dans le pays. Un rappel qui intervient dans un contexte où l’influence chinoise dans le pays a fortement pali sous la présidence de Joao Lourenço.
Avec le Tanzanien, Mahmoud Thabit Kombo, Wang Yi a réitéré la volonté et la détermination de Pékin de revitaliser le chemin de fer Tazara qui relie la Zambie et la Tanzanie. Malgré les déclarations des trois parties qui affirment que les discussions avancent bien, il n’y a toujours pas d’accord définitif signé.
POURQUOI C’EST IMPORTANT: Ces rencontres bilatérales illustrent la souplesse de la diplomatie chinoise, capable de traiter à la fois de grands projets structurants et d’initiatives sectorielles de petite échelle, tout en promouvant un discours d’“intérêts partagés” et de respect de la souveraineté. Avec ces rencontres, Pékin entend démontrer sa constance et la permanence de son engagement diplomatique avec les pays africains, grands comme petits. Et ceci compte beaucoup en cette période de retrait américain.






