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Dette africaine, parlons-en dans sa globalité

Dette africaine, parlons-en dans sa globalité
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, s'est adressé à un groupe de ministres africains des Affaires étrangères lors d'une session virtuelle de suivi du FOCAC 8, le 18 août 2022. Image via le ministère chinois des Affaires étrangères.

La semaine passée, j’ai participé à un séminaire organisé par l’Institut sud-africain des affaires internationales, qui comparait les expériences sur le terrain des projets d’infrastructure menés par la Chine en Asie du Sud-Est et en Afrique (vous pouvez regarder le programme ici).

Les chercheurs des deux bouts du monde ont mis en évidence des réussites et des problèmes étonnamment similaires dans les interactions entre les entrepreneurs chinois et les parties prenantes locales, qu’il s’agisse des difficultés rencontrées par les communautés relogées ou de la façon dont les politiciens locaux et les entrepreneurs chinois gèrent les contrats. 

En les écoutant, je n’ai cessé de penser aux inondations catastrophiques au Pakistan. J’ai dû me demander comment les pays du Sud pourront se permettre non seulement les infrastructures dont ils ont besoin pour se développer, mais aussi celles dont ils ont besoin pour survivre à une crise climatique créée par les pays mêmes qui contrôlent les flux de capitaux. 

Ces réflexions ont également été déclenchées par de nombreuses demandes de journalistes qui tentaient de comprendre la récente annulation par Pékin de 23 prêts à taux nul accordés à l’Afrique. Ce qui m’a frappé, c’est qu’aucun d’entre eux ne semblait avoir la moindre idée que les origines de la crise de la dette vont au-delà des prêts chinois.

Il est fascinant de voir à quel point les journalistes et les diplomates occidentaux ont peu à dire sur la complicité du secteur financier occidental dans ces malheurs.

Complicité n’est peut-être pas le bon mot. La comparaison entre le discours sur les principes et valeurs émanant d’initiatives comme le Partenariat pour l’investissement dans les infrastructures mondiales et les actions de certains représentants de l’élite financière de Londres et de New York donne plutôt un aperçu des deux facettes de l’influence occidentale : le discours et la finance néolibérale.

Les deux sont au cœur de la puissance occidentale, et beaucoup semble dépendre du fait que les deux ne se parlent pas (en public, du moins).

Les mettre en dialogue directe devient la responsabilité de chacun d’entre nous. À cette fin, jetez un coup d’œil à cette histoire sur la façon dont un courtier en fonds spéculatifs londonien a manipulé l’ensemble de l’économie sud-africaine pour un gain rapide. 

C’est un rappel rapide que si certaines parties du Sud ont un problème de dette chinoise, obtenir des fonds de Pékin n’est pas leur seul problème.