La Chine s’impose progressivement comme l’un des principaux partenaires militaires de la Côte d’Ivoire. Ces dernières années, Pékin a notamment fourni aux forces ivoiriennes neuf véhicules d’assaut VN-22B, 17 blindés de transport de troupes VP-11 et 16 WZ-551. La livraison récente de deux patrouilleurs et de deux drones Wing Loong II confirme l’approfondissement d’une coopération de défense qui accompagne la modernisation militaire engagée par Abidjan depuis une décennie.
Le 2 juillet 2026, la marine ivoirienne a officiellement mis en service deux bâtiments de patrouille offerts par la Chine. Baptisés Capitaine de Vaisseau Blamassi et Capitaine de Frégate Sanogo, ils ont été réceptionnés lors d’une cérémonie organisée à la base navale du Plateau, à Abidjan, sous la présidence du ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara.
Longs de 27 mètres, ces navires semblent appartenir à la même classe que les patrouilleurs déjà livrés par Pékin en 2017. Leur autonomie d’environ deux jours, leur équipage de 12 personnes et leur faible tirant d’eau les destinent principalement aux missions côtières et estuariennes. Ils doivent contribuer à la lutte contre la piraterie, la pêche illégale, les trafics et l’immigration irrégulière, ainsi qu’aux opérations de recherche et de sauvetage dans les eaux ivoiriennes.
Quelques semaines plus tard, le 10 août, les forces armées ont confirmé l’arrivée de deux drones Wing Loong II, commandés en 2024 et vraisemblablement livrés en mai ou juin. Déployés à la base aérienne de Bouaké, ces appareils de moyenne altitude et de longue endurance peuvent voler pendant 20 à 30 heures, atteindre 370 km/h et opérer jusqu’à environ 9 000 mètres d’altitude.
Pour Pékin, ces livraisons permettent de renforcer son influence au sein des armées africaines. Une influence qui est de plus en plus présente en termes d’équipements.
Ces acquisitions renforcent les capacités ivoiriennes de surveillance maritime et aérienne dans un environnement régional plus complexe. Elles ne traduisent cependant pas une dépendance exclusive envers la Chine. Abidjan poursuit une stratégie de diversification, s’équipant également auprès d’Israël, de la Turquie, de l’Afrique du Sud et des États-Unis.









